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Le réalisateur de Squid Game s’exprime sur une potentielle saison 2

Publié le

par Marion Olité

©Netflix

C’est la sensation du moment sur Netflix.

Lancée le 17 septembre dernier dans la discrétion, la série sud-coréenne Squid Game s’est hissée en quelques jours dans les Top 10 Netflix de différents pays. La série est en bonne position, selon Ted Sarandos, directeur du contenu de la plateforme, pour devenir le show le plus populaire de l’histoire de Netflix, et dépasser ainsi dans les prochaines semaines les succès de Bridgerton et de La Casa de papel.

Dans ces circonstances, Netflix ne va évidemment pas abandonner sa nouvelle potentielle poule aux œufs d’or. La mini-série, composée de neuf épisodes, raconte le combat à mort d’une poignée de protagonistes prêts à tout pour décrocher un gros lot de 46 milliards de wons (40 millions de dollars environ).

Pour remporter le "jeu du calamar" ("squid game"), il leur faut passer par plusieurs jeux inspirés de l’enfance (comme "1, 2, 3 soleil") où les perdant·e·s sont éliminé·e·s au sens propre comme au figuré, de façon extrêmement gore. Un concept qui a déjà fait le succès d’œuvres comme Hunger Games, Battle Royale ou plus récemment Alice in Borderland. Et qui pourrait donc être réutilisé dans une saison 2 ?

Le scénariste et réalisateur, Hwang Dong-hyeok, n’est en réalité pas spécialement chaud de rempiler pour une deuxième livraison. Comme il l’explique à Variety, il aime travailler seul sur ses projets, ce qui lui permet certes de contrôler son œuvre, mais qui l’épuise évidemment dix fois plus vite que s’il se reposait sur une équipe de scénaristes ou qu’il déléguait la réalisation des épisodes. Et il l’a bien compris :

"Je n’ai pas de plans bien élaborés pour un 'Squid Game 2'. Je suis épuisé rien que d’y penser. Mais si je devais le faire, je ne le ferais certainement pas seul. J’envisagerais d’utiliser une writer’s room et je demanderais à avoir plusieurs réalisateurs expérimentés."

Effectivement, les séries sont une industrie beaucoup plus collective que celle du cinéma – logique, vu la cadence de production beaucoup plus exigeante –, et Hwang Dong-hyeok, qui avait jusqu’ici travaillé uniquement sur des longs-métrages, s’en est rendu compte pendant le développement de Squid Game.

Comme de nombreuses productions, celle-ci a connu une très longue gestation, précise également Collider : plus de treize ans en réalité. Inspirée des comics Battle Royale et Liar’s Game, elle devait prendre la forme d’un film avant de devenir une mini-série.

"Je voulais écrire une histoire qui soit une allégorie ou une fable sur la société capitaliste moderne, quelque chose qui dépeigne une compétition extrême, reflet de la compétition extrême qu’est la vie. Mais je voulais qu’elle utilise le type de personnages que nous avons tous rencontrés dans la vie réelle. En tant que jeu de survie, c’est un divertissement et un drame humain. Les jeux représentés sont extrêmement simples et faciles à comprendre. Cela permet au public de se concentrer sur les personnages plutôt que d’être distrait en essayant d’interpréter les règles."

En attendant de connaître l’avenir de Squid Game, la première saison est disponible sur Netflix. Attention toutefois, on conseille aux âmes sensibles de s’abstenir. 

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